De sa création par le baron Pierre de Coubertin en 1894 à nos jours, dirigé actuellement par Thomas Bach, le Comité International Olympique, principal pilier du mouvement olympique, a eu une histoire très riche. Le CIO a eu un rôle très important au XXe siècle pour la renaissance des Jeux olympiques modernes mais aussi pour le monde du sport en général. Son fonctionnement actuel est bien établi, même s’ il est parfois confronté à des débats et des scandales.
PARTIE 1 – HISTOIRE DU MOUVEMENT OLYMPIQUE DEPUIS PIERRE DE COUBERTIN.
Après avoir fait ses études à la Sorbonne où il a obtenu une licence de droit, Pierre de Coubertin a trouvé son intérêt ailleurs, dans l’éducation physique. Il s’est donc consacré au sport, notamment le sport dans le milieu scolaire. Il a convaincu le gouvernement de promouvoir la place du sport dans la société. Son projet principal était d’internationaliser le sport. Pour aboutir à son projet, il crée le Comité International Olympique en 1892. Cette organisation a pour but de réunir les sportifs du monde entier pour créer une compétition qui respecte les valeurs de l’olympisme.
Malgré des débuts modestes, avec la participation de seulement 241 athlètes représentant 14 nations en 1896 lors des premiers Jeux olympiques modernes, cet événement historique a marqué le début d’une tradition mondiale qui perdure encore aujourd’hui. Il était convaincu que le sport pouvait amener la paix. Son héritage est immense. Il a réussi en partant de peu, à créer l’un des événements sportifs les plus suivis au monde et à promouvoir le sport dans tous les pays quelle que soit la situation nationale. Il a également contribué à l’égalité homme femme dans le sport. Le sport et les jeux olympiques n’ont fait que d’évoluer positivement depuis, car en 1896, 4 ans après la création du CIO, les Jeux olympiques ont été réinstaurés tous les 4 ans, puis tous les 2 ans en alternant Jeux olympiques d’hiver et Jeux olympiques d’été à partir de 1994.
Aujourd’hui, le mouvement Olympique repose sur le respect de la charte Olympique et la reconnaissance par le CIO. Il ne se résume pas au CIO mais comprend aussi les Fédérations Internationales de Sport, les Comités internationaux Olympiques et bien d’autres organisations et institutions. Le mouvement olympique représente toutes les valeurs de l’Olympisme et s’étend aux cinq continents.
PARTIE 2 – NAISSANCE ET RÔLE DU CIO DURANT LE XXe SIÈCLE
Le CIO est né à Paris en 1894 lors du premier Congrès International de Paris pour le rétablissement des Jeux Olympiques. Il a été créé par Pierre de Coubertin pour faire renaître les anciens Jeux Olympiques, après 1 500 ans.
Lors d’un discours prononcé au début du XX ème siècle, dans lequel Pierre de Coubertin parlait du CIO tel qu’il voulait qu’il le devienne, son projet était centré sur le fait de faire du sport un élément majeur de notre société et misait sur la diffusion à l’international de ses idées. Il pensait aussi que la France pouvait rebâtir ce que l’Allemagne avait détruit. La France pouvait ainsi reprendre l’avance qu’elle avait presque un demi-siècle plus tôt sur ses concurrents (l’Allemagne et l’Angleterre entre autres). Ces valeurs étaient basées sur la force, la virilité et le dépassement de soi. Il voulait aussi que l’esprit de camaraderie soit présent.
Le CIO dirige le mouvement Olympique et il est le gardien des Jeux Olympiques. Il fait respecter les trois valeurs de l’Olympisme: respect, excellence, amitié.
Le premier président était Demetrius Vikelas. Pierre de Coubertin est devenu le deuxième président du CIO en 1896 et est resté à sa tête durant 29 ans.
Le CIO est l’autorité suprême du mouvement Olympique. Il a pour rôle de désigner les villes hôtes pour les Jeux Olympiques.
Il est aussi chargé d’organiser les Jeux Olympiques (l’organisation matérielle est déléguée à un comité local d’organisation des Jeux Olympiques) et de l’organisation technique des épreuves.
Mais son rôle ne se limite pas à cela. En 1908, la première version de la Charte Olympique est publiée. En 1913, le symbole des cinq anneaux est présenté au public. C’est Pierre de Coubertin qui l’a dessiné . Pour aider les nouveaux pays en Asie et en Afrique notamment, à développer leurs structures sportives et à promouvoir le sport à l’échelle nationale, le CIO a créé la Solidarité Olympique en 1962. A partir de 1979, 20 % des droits TV des Jeux Olympiques sont reversés aux Comités Nationaux Olympiques. Ces actions montrent de la solidarité.
Pour combattre le dopage, suite à des décès de cyclistes liés à la prise de produits dopants, le CIO a créé la Commission médicale en 1967. C’est la plus ancienne commission permanente du CIO , elle a évolué et gère aussi la biomécanique et la physiologie du sport ainsi que la médecine du sport et l’orthopédie. Outre le fait de vouloir lutter contre le dopage, le CIO a donc un rôle dans la médecine du sport et la protection de la santé des athlètes.
Depuis 1981, il existe une commission des athlètes qui aborde des sujets comme la lutte contre le dopage, l’égalité des sexes, et les conditions pour assurer les Jeux Olympiques sans pression ni influence politique. Cela a pour objectif de vouloir davantage intégrer les athlètes dans le Mouvement Olympique. Le CIO a aussi joué un rôle pour l’accès des femmes aux épreuves des Jeux Olympiques.
Plus de 60 ans après que Pierre de Coubertin ait plaidé en faveur d’une trêve de la guerre pendant les Jeux Olympiques dans les années 1930, le président du CIO Juan Antonio Samaranch fut le premier président du CIO à intervenir devant l’Assemblée générale des Nations Unies. L’adoption de la résolution visant à “rétablir l’antique tradition grecque de la Trêve Olympique” en 1995 fut l’aboutissement de nombreuses années de travail pour construire des relations entre le CIO et l’ONU. Cela montre bien le rôle du CIO dans les relations Internationales.
PARTIE 3 – ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT ACTUEL DU CIO
Aujourd’hui, le CIO est constitué de 106 membres actifs, ce sont toutes des personnes physiques. Ce sont des représentants de leurs pays. Ils sont élus par la Session du Comité International Olympique et peuvent faire plusieurs mandats. Ils peuvent être des athlètes, des présidents ou dirigeants des fédérations internationales de Sport ou d’organisation reconnus par le CIO.
Ils élisent un président pour 8 ans et se réunissent une fois par an. On appelle cette assemblée générale La Session. Les décisions prises lors de celle – ci sont définitives. Il peut aussi y avoir des Sessions extraordinaires. La 141 ème et dernière Session du CIO s’est tenue à Mumbai en Inde du 14 au 17 octobre 2023. La prochaine aura lieu à Paris du 22 au 24 juillet 2024.Actuellement, le président du CIO est Thomas Bach.
La commission exécutive du CIO créée en 1921 gère les affaires du CIO. Elle est composée du Président, de quatre vice-présidents et de dix autres membres. Elle s’occupe par exemple du respect de la charte olympique, de l’organisation du CIO, des finances, des candidatures à l’organisation des Jeux Olympiques… Elle se réunit sur demande du président ou de la majorité des membres.
Il existe de nombreuses commissions au CIO, par exemple, Commission d’éthique, commission des finances, commission de la culture et du patrimoine olympique, commission des athlètes, commission des affaires juridiques… Elles sont créées à chaque fois que cela semble nécessaire et se réunissent avec l’accord du président du CIO.
PARTIE 4- DÉBATS ET CONTROVERSES À SON SUJET
Malgré que cette organisation soit une grande réussite, il y a eu des débats et des scandales qui ont fait couler beaucoup d’encre concernant le CIO et l’attribution des villes hôtes.
L’attribution de la ville hôte des jeux olympiques d’hiver en 2002 aurait été truquée. L’attribution à la ville américaine de Salt Lake City après 4 échecs a fait scandale car ,en 1998 soit 3 ans après l’attribution, il s’est avéré que des membres du comité de la ville de Salt Lake auraient payé des membres du CIO pour les aider à obtenir l’organisation des jeux, ce qui a entraîné le licenciement de plusieurs membres du CIO et l’établissement de nouvelles règles. Cela avait également entaché la réputation de Juan Antonio Samaranch.
Les affaires les plus récentes concernent les attributions de Rio 2016 et Tokyo 2020.
Cela nous prouve que le CIO n’est pas à l’abri de la corruption et que cela peut toucher tous les pays. Le CIO tente de s’adapter en par la création d’une commission d’éthique formée par des personnalités extérieures, et par l’établissement de nouvelles règles, comme celle par exemple qui interdit aux membres du CIO de se rendre dans les villes candidates car ils pourraient y recevoir des “cadeaux”.
Un autre scandale a aussi entaché le CIO, c’est celui des Jeux Olympiques d’été de 1936 à Berlin. L’attribution de ces jeux est faite en 1931, et après 1933 et l’instauration du régime nazi, de nombreux pays demandent le boycott de ces jeux. Mais ils ont quand même lieu et Hitler utilisera cet événement pour faire la propagande du nazisme et promouvoir son idéologie de supériorité de la race aryenne. 49 nations ont pris part à ces jeux et l’Allemagne a été le pays le plus médaillé. Les arguments du CIO pour la tenue de ces jeux étaient que les aspects sportifs et politiques doivent être dissociés, et que les jeux olympiques sont porteurs de paix. La majorité des nations a décidé de ne pas saluer avec le salut olympique qui ressemblait au salut nazi. Celui-ci a d’ailleurs été changé 10 ans après les Jeux de Berlin. Des contre-jeux populaires ont été organisés, regroupant 23 nations dont la France, mais ils n’ont pas pu se tenir à cause du déclenchement de la Guerre d’Espagne.
De nombreux progrès ont été fait durant le XXe siècle pour que les valeurs de l’Olympisme, excellence, respect et amitié soient respectés. Néanmoins, certains problèmes rencontrés par le CIO sont toujours d’actualité et il faudra qu’il poursuivre dans ses missions pour continuer d’essayer de les résoudre.
Les Jeux Olympiques de l’ère moderne, qui se déroulent tous les quatre ans, sont le plus grand événement sportif du monde, fondé par Pierre de Coubertin, un visionnaire, depuis 1896. Les Jeux Olympiques d’aujourd’hui sont inspirés des Jeux Antiques (de la Grèce antique). A travers ces jeux, le visionnaire a voulu présenter la diversité des sports tout en renforçant la paix entre tous.
Ainsi, ils maintiennent aujourd’hui les fondamentaux, tels que la cérémonie d’ouverture, qui a bien évoluée depuis 1896, quand ont eu lieu les premiers Jeux olympiques modernes, à Athènes, en Grèce. Celles-ci ont pour objectif d’introduire les jeux et sports qui vont y succéder et surtout marquent officiellement le début de ce concours sportif international (tout comme la cérémonie de clôture qui marque la fin officielle des Jeux).
Cette cérémonie suit un protocole précis qui a évolué au cours du temps, et va venir mettre en avant la culture et surtout la richesse du pays organisateur (hôte) à travers les différentes prestations, qui vont construire l’identité nationale. Sobres au commencement, danses, musiques et technologies (feux d’artifices, jeux de lumière…) vont accompagner celles-ci, à partir de 1980.
Comment les cérémonies d’ouverture ont-elles évolué au fil du temps et en quoi représentent-elles les pays organisateurs et sont-elles une vitrine de ces derniers sur le monde ?
Cet exposé va se diviser en trois parties, avec 4 sous-parties pour la première, puis 2 dans les deux autres :
Partie 1 : L’histoire et la symbolique des Jeux Olympiques
Un héritage en lumière : origine et évolution de la cérémonie d’ouverture
Le défilé des athlètes
Les discours officiels
Le relais de la flamme olympique et colombes, symboles de paix et de l’esprit olympique
Partie 2 : La culture du pays hôte, les spectacles au cœur des Jeux
Programme artistique, créativité propre et spécifique au pays hôte
Richesse culturelle à travers les artistes locaux
Partie 3 : Les Jeux Olympiques ouverts au monde
Athlètes et spectateurs venant du monde entier : les chiffres bousculés par les boycotts
La diffusion médiatique
Notions à comprendre pour la suite : avant de débuter les explications de la cérémonie d’ouverture, il faut connaître l’organisation des Jeux Olympiques. Son organisation va être gérée par le Comité International des Jeux Olympique, appelé le CIO, qui confie l’organisation des Jeux Olympiques au Comité National Olympique, le CNO, du pays qui accueille les Jeux Olympiques. Pour cela le CNO crée un Comité d’Organisation des Jeux Olympiques, le COJO, composé d’un ou plusieurs membres du CIO dans le pays, le président, le secrétaire général du CNO et au moins un membre représentant la ville hôte et désigné par le pays qui organisera les Jeux. Une fois le comité constitué, le COJO communique avec le CIO qui leur donne par la suite des instructions.
L’histoire et la symbolique des Jeux Olympiques
A. Un héritage en lumière : origine et évolution de la cérémonie d’ouverture
1896, un nouveau départ
Les Jeux Olympiques sont un héritage des Jeux Antiques qui avaient lieu pour la première fois en 776 av J.-C., et qui étaient des concours sportifs se déroulant à Olympie. Différentes cités grecques s’affrontaient alors. Au début de chaque programme des jeux, il y avait une cérémonie religieuse. Ces jeux étaient encadrés par les hellanodices et les magistrats les plus importants. Les Grecs se référaient aux Olympiades (périodes de quatre années entre deux éditions des Jeux Olympiques) afin de se repérer chronologiquement. Ceci jusqu’à l’interdiction des Jeux à la fin du IVème siècle.
Puis, vers le début du XIXème siècle, plusieurs concours sportifs sont organisés sous différents noms tels que les “Jeux Olympiques du Rondeau” en 1832, ou encore en 1859 le “Concours Olympique”, où seuls les citoyens grecs étaient invités. Ces derniers n’ont pas eu de succès jusqu’à l’arrivée de Pierre de Coubertin qui marqua un tournant à la fin des années 1800. En effet, les Jeux Olympiques de l’ère moderne débutèrent en 1896, à Athènes en Grèce, pays fondateur des Jeux Antiques. Au cours de cette année, la cérémonie d’ouverture était divisée en deux parties : dans un premier temps le roi de la Grèce fit un discours afin de proclamer le début des Jeux ; puis, l’hymne olympique, composé par Spyridon Samaras a été chanté (hymne qui deviendra l’hymne olympique officiel des Jeux Olympiques).
En 1900, les Jeux ayant lieu en France, c’était la première fois que des femmes participaient et avaient une place aux côtés des sportifs.
Évolution et naissance de nouvelles traditions (à partir de 1920)
Drapeau olympique
Après deux années consécutives d’absence de cérémonies d’ouverture, à cause de l’Exposition universelle, – présentation des cultures de chaque pays, réalisations architecturales qui les caractérisent ; c’est un moment de partage, d’unification et d’apprentissage entre – à partir de 1920 de nouvelles traditions ont été adoptées telles que le serment olympique récité par un athlète du pays hôte, ainsi que le drapeau olympique qui a été inauguré durant les Jeux d’Anvers (1920) en Belgique, imaginé par Pierre de Coubertin en 1914. Ce dernier a été conçu pour rester jusqu’à la fin des Jeux, c’est-à-dire jusqu’à la cérémonie de clôture. De plus, celui-ci est composé de cinq anneaux entrelacés de différentes couleurs représentant les cinq continents, unis par ces Jeux, sur un fond blanc renvoyant à toutes les nations. Ces anneaux olympiques apparaissent en 1913 sur diverses lettres que le visionnaire a pu envoyer.
En 1908, aux Jeux de Londres, c’était la première fois que les athlètes de chaque nation défilaient en rangée de quatre, derrière le porte-drapeau ainsi que celui chargé de soulever la pancarte sur laquelle dominait au centre le nom du pays. Pour cela, les athlètes étaient conduits à se vêtir d’un costume propre à leur pays (ou un équipement adapté à une discipline). Les délégations défilèrent dans l’ordre alphabétique et celle du pays organisateur clôtura cette parade, avant de se diriger devant la loge royale où le roi annonça l’ouverture des Jeux.
En 1928, aux Jeux olympiques d’Amsterdam, la flamme olympique apparut pour la première fois. De plus, cette même année, il est décidé que la délégation grecque défile en première lors du défilé des athlètes afin de mettre en avant le pays fondateur des Jeux Olympiques (antiques) d’où en découle les Jeux modernes. Et c’est seulement à partir des Jeux de Berlin en 1936, qu’il y a un relais de cette flamme olympique. Pour ces jeux, qui débuta à Olympie avant d’atterrir en Allemagne.
B. Sous les drapeaux : défilé des athlètes, un symbole d’union
La Charte Olympique englobe de nombreuses règles (dont une grande partie provient de Pierre de Coubertin, vers 1898) qui comprennent des principes fondamentaux de l’Olympisme, règles qui ont été adoptées par le CIO. Publié pour la première fois en 1908 “Annuaire du Comité International Olympique”, il adopte le nom officiel de “Charte olympique” à partir de 1978.
De plus, cette dernière détermine le fonctionnement du Mouvement olympique ainsi que les conditions de la célébration de cet évènement. La Règle 55 comporte le protocole qui doit être mis en place durant la cérémonie d’ouverture ainsi que la parole du Chef d’État du pays hôte qui devra prononcer la phrase suivante :
« Je proclame ouverts les Jeux de … (nom de la ville hôte) célébrant la … (numéro de l’Olympiade) Olympiade des temps modernes. » (Point 3. De la Règle 55)
De nos jours, la cérémonie d’ouverture se divise en plusieurs parties, dont le protocole est fixé par la Charte Olympique :
Tout d’abord, le Chef de l’État du pays hôte entre, accompagné du Président du Comité International Olympique (CIO). Suite à cela, le drapeau du pays hôte est élevé accompagné par l’hymne national de ce dernier ; puis se tient alors cette « Parade des Nations ». Durant ce défilé, les athlètes du monde entier sont mis en avant. La diversité de toutes ces nations participantes est représentée et nous est bien illuminée. En effet, les délégations de chaque pays défilent dans le stade, chacun vêtu la plupart du temps de leurs tenues traditionnelles. Ce défilé, de par sa richesse culturelle suit un ordre spécifique. A partir des Jeux de 1908 à Londres et d’Amsterdam 1928, c’est La Grèce qui ouvre le bal car c’est là où ont eu lieu les Jeux Antiques, en raison de son histoire dans les Jeux, étant le pays fondateur des J-O. Ensuite, cette dernière est suivie par les délégations qui défilent dans l’ordre alphabétique de la langue dominante du pays hôte. Par ailleurs, ce sont les équipes, généralement les athlètes du pays hôte qui participent à ces Jeux, qui défilent mais ce n’est pas tout le temps le cas : des athlètes ne participant pas à cette édition peuvent eux aussi se joindre aux autres. Enfin, au cours de celle-ci, le nom de chaque pays est annoncé en anglais et en français, car ce sont les langues officielles des J-O. Bien évidemment, chaque nation désigne un porte-drapeau, derrière lequel les athlètes défileront, ainsi qu’une personne chargée de porter une enseigne sur laquelle se trouvera le nom du pays. C’est le pays hôte qui ferme cette parade.
A partir des Jeux-Olympiques de 2020, les futurs pays hôtes défilent avant le pays hôte (celui qui organise les Jeux), ils le précèdent, afin de les mettre en avant devant le public mondial.
Défilé des réfugiés, JO de Tokyo 2020
Par exemple, aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020, la Grèce était en tête, suivie de l’équipe des réfugiés. Puis, ont défilé les délégations dans l’ordre alphabétique de la langue du pays hôte ; suivie des États-Unis d’Amérique pour les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 et de la France pour ceux de Paris 2024 ; et enfin le Japon.
A cela, ce spectacle qui éveille l’exaltation du public mondial, permet à des milliers de spectateurs de savourer ce mélange culturel. C’est un moment inoubliable, qui marque les esprits.
Cela a été notamment le cas avec la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Tokyo, en 1964, après la Seconde Guerre Mondiale, qui a été très symbolique de ce pays qui venait à peine de se reconstruire. Cette cérémonie fut essentiellement marquée par la “Parade des Nations” où 93 pays ont été représentés, dont 16 ont fait leur premier pas dans cet évènement sportif. Chacun venait vêtu de leur tenues traditionnelles. De plus, le relais de la torche enflammée, surtout l’allumage de la vasque olympique par Yoshinori Sakai surnommé “le bébé d’Hiroshima” (parce qu’il est née le 6 août 1945, date du bombardement atomique d’Hiroshima) ont également marqué cette nouvelle saison des jeux, dégageant un symbole de paix. Pour la première fois, ces derniers ont eu lieu en Asie. Les Jeux peuvent ainsi avoir lieu partout dans le monde. Enfin, ce fut également la première fois qu’ils ont été diffusés en direct et en couleur, après les Jeux de Rome en 1960, qui eux ont été marqués par une diffusion internationale.
Graphique de la durée du défilé par rapport à la durée totale de la cérémonie (en pourcentage)
Le défilé est depuis les Jeux de Rome une partie majeure de la cérémonie d’ouverture, où toutes les nations sont représentées. Le graphique ci-dessus nous en témoigne bien : jusqu’au Jeux de Montréal le défilé constitue 70% de la cérémonie, jusqu’à l’arrivée du programme artistique qui va compenser cela, réduisant ainsi la place du défilé à environ 50% (pouvant varier en fonction des spectacles présentés).
C. Les discours officiels
Dans un second temps, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques est marquée par les discours officiels. A la suite de cette « Parade des Nations », le président du Comité d’Organisation fait un discours. Puis, c’est le président du CIO qui prend la parole et qui invite, par la suite, le Chef de l’État, qui vont prononcer des mots d’accueil. Enfin, ce dernier va proclamer l’ouverture des Jeux. Après ces discours, l’hymne olympique est joué, et au même instant le drapeau olympique est hissé.
La Règle 53 de la Charte Olympique, met en avant l’importance de celui-ci (qui a été imaginé par Pierre de Coubertin, avec la devise olympique « Citius, Altius, Fortius » qui disparut au fil du temps) :
« Un drapeau olympique de plus grande dimension que tout autre drapeau doit flotter, pendant toute la durée des Jeux Olympiques, à un mât dressé à un emplacement bien en vue du stade principal »
D. Le relais de la flamme olympique et colombes, symboles de paix et de l’esprit olympique
Ainsi, nous allons aborder les symboles olympiques que met en avant la cérémonie d’ouverture. Plusieurs éléments que l’on retrouve lors de la cérémonie d’ouverture sont des symboles de paix et de l’esprit olympique.
Tout d’abord il y a les colombes (vol des colombes) qui est un symbole de paix et d’amour. Aux Jeux Olympiques de Séoul, en 1988, de nombreux oiseaux se sont rapprochés, voire posés sur la vasque, au moment où elle fut enflammée. Cela a ainsi provoqué la mort de plusieurs d’entre elles. Les comités d’organisation ont ainsi souhaité mettre fin à cela pour éviter tout incident de la sorte. Cependant, aujourd’hui, cette tradition est toujours conservée mais est représentée sous une autre forme, assez métaphorique, qui rentre dans le programme artistique. Nous pouvons prendre l’exemple des Jeux de Londres 2012, où 75 cyclistes ont effectué un tour du stade olympique, tous portant un uniforme blanc et ailé rappelant ces oiseaux de paix. C’était également le cas, durant les Jeux olympiques d’hiver, deux ans plus tard à Sotchi en Russie, où une danse de colombes était à l’honneur.
Ensuite, la couronne de laurier fait son apparition. Une couronne de laurier en or, reposant sur un socle moulé à partir d’une pierre (qui provient du site de l’Olympie), est attribué par le CIO (Comité International Olympique) afin de récompenser les personnes qui ont accomplies « une contribution remarquable à la vision, à l’idéal ou aux valeurs de l’Olympisme, dans les domaines de l’éducation, de la culture, du développement et de la paix par le sport ». Cette couronne renvoie aux Jeux antiques, formée de rameaux d’olivier qui était attribuée aux vainqueurs de chaque épreuve. En outre, cette couronne de laurier a fait son apparition dès la première Olympiade, qui se déroula à Athènes en 1989 et qui est conservée au musée olympique de Lausanne. Par ailleurs, il faut savoir que la ville, située en Suisse, a marqué Pierre de Coubertin. En effet, à cause de la Première Guerre mondiale il a été conduit à quitter la France et en tant que président du CIO, déplacer le siège dans un pays éloigné des conflits. Lausanne, appelée “capitale olympique”, est alors devenue le siège social du Mouvement olympique.
Kip Keino recevant la couronne de lauriers
Enfin, cette couronne qui englobe toute une histoire, est décernée après de longues années en 2016, durant les Jeux Olympiques de Rio. Cette année, c’est Kip Keino, athlète kényan, double champion olympique, qui reçoit cette dernière pour avoir permis aux enfants de son pays d’avoir accès à l’école en créant un pensionnat.
D’autre part, la cérémonie d’ouverture met en évidence les symboles de la paix et de l’esprit olympique revêtant une grande importance pour chacun. Elle permet à tout le monde de se rassembler et de se respecter mutuellement. Ces valeurs de l’amitié ainsi que du respect sont transmises à travers les symboles olympiques suivants : les anneaux olympiques qui ont été créés à partir d’un dessin original de Pierre de Coubertin en 1913, montrent une représentation globale ainsi que l’activité du Mouvement olympique. Chaque anneau représente l’un des cinq continents (Europe en bleu, Asie en jaune, Amérique en rouge, Afrique en noir et Océanie en vert) et symbolise ainsi l’unité entre chaque pays du monde. Ce symbole olympique reconnu dans le monde entier peut se retrouver sur les médailles. C’était en effet le cas lors des Jeux de Paris en 1924 ou encore sur les affiches officielles comme lors des Jeux de Los Angeles en 1932 où ces derniers sont apparus pour la première fois.
La cérémonie d’ouverture se poursuit avec le serment olympique prononcé par un athlète. C’est Pierre de Coubertin qui est à l’origine de ce texte, hérité des Jeux Antiques. La seule différence est que de nos jours les athlètes prêtent serment sur le drapeau olympique et non sur les entrailles d’un sanglier sacrifié. A partir de 2020, 6 personnes (athlètes, entraîneurs et arbitres) peuvent prêter serment, contre seulement 3 avant cette année. Tout comme les Jeux de Séoul 1988, le serment sera lu par un homme et une femme (athlète), et pas seulement un athlète masculin comme c’était le cas durant les J-O d’hiver 2018 à PyeongChang en Corée du Sud. Ainsi, ces derniers ont des phrases officielles à prononcer :
« Au nom des athlètes, … », « Au nom des juges, … », « Au nom des entraîneurs et officiels, … » : « … nous promettons de prendre part à ces Jeux olympiques en respectant et en suivant les règles, dans un esprit de fair-play, d’inclusion et d’égalité. Ensemble, nous sommes solidaires et nous nous engageons pour un sport sans dopage, sans tricherie et sans aucune forme de discrimination. Nous le faisons pour l’honneur de nos équipes, dans le respect des principes fondamentaux de l’Olympisme, et pour rendre le monde meilleur grâce au sport. »
Dans un dernier temps, a lieu l’allumage de la vasque olympique par un athlète du pays hôte très reconnu. La flamme olympique est allumée pour symboliser la paix, l’unité et l’esprit sportif des athlètes. Le feu était un élément divin en Grèce. Ainsi, durant les Jeux Antiques, une flamme brûlait tout au long de ces derniers. Cette tradition existe toujours aujourd’hui : la flamme olympique est très symbolique et avant d’embraser la vasque, une torche est relayée par de nombreux athlètes, partant d’Olympie en Grèce et traversant plusieurs pays jusqu’à qu’elle atterrisse dans les mains de celui désigné, du dernier athlète. Cette flamme sera éteinte le dernier jour des Jeux durant la cérémonie de clôture. Ainsi, la flamme olympique et donc le rituel qui en suit (le relais de la torche contenant la flamme) représente cette amitié ainsi que la valeur de l’excellence puisque cet échange a lieu entre des athlètes et des célébrités reconnues.
Tout cela montre bien que les Jeux Olympiques sont très symboliques et, tout comme les sports en général, permettent de dépasser la limite des frontières ainsi que de rassembler les nations, tout en les unifiant.
La culture du pays hôte, les spectacles au cœur des Jeux
A. Programme artistique, créativité propre et spécifique au pays hôte
L’histoire des Jeux Olympiques sur l’activité artistique et culturelle se basant sur la créativité propre et spécifique au pays hôte, s’inscrit dans une longue histoire sur les échanges entre l’Olympisme et les Arts. Cela vient d’une idée de Pierre de Coubertin. En 1904, alors qu’il était le président du Comité International Olympique, il proposa d’associer des disciplines artistiques comme la danse, la musique et la sculpture aux grandes épreuves sportives. Suite à cela, ils donnaient même des médailles aux meilleurs artistes et créateurs pendant la première moitié du XXème siècle.
Le programme artistique qui combine danses, musiques et bien d’autres spectacles, est apparu en 1972 pour la première fois durant les Jeux de Munich. Les cérémonies d’ouvertures sont alors plus vivantes et d’autant plus spectaculaires qu’avant, notamment à travers le folklore qui met en évidence les traditions populaires. Le côté militaire suite aux différentes guerres disparaît et on a alors une vision totalement différente du pays avec la culture traditionnelle qui prend le dessus.
A partir des années 1980, la cérémonie d’ouverture de ce grand évènement qui unit des pays du monde entier, s’enrichit en spectacles, et aujourd’hui s’achève par un programme artistique unique, où la culture du pays hôte et toute leur innovation (technologique) est mise en avant. Les différents programmes artistiques changent selon les pays, mais ils consistent à mettre en avant leur culture et la plupart du temps à exposer leur parcours historique notamment en passant par les évènements marquants qui ont façonnés l’histoire nationale. Cet enrichissement culturel est marqué par les Jeux Olympiques de Moscou 1980, après la Guerre froide, où le pays mit en avant son histoire et surtout ses valeurs : les danses étaient alors au rendez-vous.
De plus, le programme est entièrement libre (les spectacles, musiques et danses ne sont pas limités et encadrés par la Charte olympique). Cependant, le CIO doit tout de même valider l’ensemble avant de pouvoir être mis en œuvre. Ainsi, chaque cérémonie d’ouverture est différente des autres (un orchestre jouant un morceau connu caractérisant le pays, feux d’artifice et technologie, danses traditionnelles…) bien qu’elle doit suivre un protocole. Prenons comme exemple Tokyo qui a accueilli les pays pour les Jeux de 2020 (les J-O se sont en réalité déroulés en 2021 à cause de la pandémie du Covid-19). Le pays a présenté un spectacle composé de différents tableaux chorégraphiés, retraçant l’histoire du Japon « de la culture ancestrale aux mangas”.
Enfin, les programmes artistiques et donc la cérémonie d’ouverture en général s’allongent pour présenter un spectacle toujours plus grandiose. C’est une festivité unique, partagée entre athlètes ou bénévoles mettant à l’honneur leur pays, fiers de le représenter. Cette évolution au fil des années est montrée par le graphique ci-dessous, qui présente les changements (durée) concernant les différentes parties qui composent la cérémonie d’ouverture. A propos de la durée du programme artistique, nous observons qu’elle ne cesse d’augmenter passant d’environ 5 à 10 minutes durant les Jeux de Munich à 90 minutes pour ceux de Londres 2012. Nous pouvons également souligner que la durée du défilé des athlètes ne cesse d’augmenter avec une hausse du nombre de pays qui y participe qui augmente aussi, allant de 83 minutes en 1960 à 204 minutes en 2012.
Graphique de l’évolution de la durée des différentes étapes de la cérémonie d’ouverture en minutes
B. Richesse culturelle à travers les artistes locaux
L’appel aux artistes afin d’enrichir davantage ce spectacle se fait dès les Jeux de Barcelone en 1992, avec les producteurs qui ont fait appel à Philippe Decouflé, chorégraphe et danseur français, Cristina Coyos danseuse de flamenco espagnole, ou encore à La Fura del Baus, qui est une troupe de spectacle (théâtre) catalane. Les artistes jouent donc ainsi un rôle important dans le programme artistique.
C’était également le cas durant les Jeux olympiques de Londres 2012 où les artistes locaux ont été la figure centrale de cette cérémonie :
Les Jeux de 2012 qui se sont déroulés chez les Britanniques, font partie des pays hôtes ayant proposé la meilleure cérémonie d’ouverture. En effet, un court-métrage a été projeté dans le stade, avec la reine Elizabeth II accompagnée de James Bond (Daniel Craig) qui montèrent dans un hélicoptère préparé à cet effet, afin de réaliser un saut en parachute (tous les deux), au-dessus du stade olympique de Londres. La reine et l’acteur britannique sautèrent alors (en réalité ce n’est pas la reine qui saute, c’est une autre personne vêtue comme la reine, des sauteurs ; de même pour l’acteur). Et dans les instants qui suivirent la reine du Royaume-Uni fit son premier pas dans le stade. Enfin, Rowan Atkinson, acteur de Mr. Bean joua dans l’orchestre symphonique London Symphony Orchestra, une musique du film “Les Chariots de feu”. Tout cela (en plus des différents hymnes du Royaume-Uni qui ont été entonnés…) montre bien la richesse culturelle du pays hôte qui est mise en avant à travers des artistes, des personnages locaux et reconnus dans le monde.
Par ailleurs, certains anciens athlètes ayant participé aux Jeux Olympiques ou Paralympiques ont participé à un site accessible afin d’exprimer leur créativité au-delà des compétitions dans différents domaines artistiques tels que : la peinture, la photographie, sculpture, musique, design, graffiti, cinéma, écriture…De plus, le Musée Olympique ayant ouvert ses portes pour la première fois le 32 juin 1993, dirige le programme de ces artistes olympiens depuis 2018. Ce qui permet donc d’avoir une plateforme mondiale pour les athlètes qui font les Jeux Olympiques et Paralympiques permettant de créer et présenter de nouvelles œuvres, et même de participer à des projets spéciaux, permettant donc de partager leur expérience en tant qu’athlètes ou même artistes avec un public plus large. On voit donc ici que cela apporte non seulement de la richesse culturelle à travers les artistes et athlètes mais également de créer des liens avec eux.
Les Jeux Olympiques ouverts au monde
A. Athlètes et spectateurs venant du monde entier : les chiffres bousculés par les boycotts
Lors des Jeux Olympiques, des athlètes venant du monde entier y participent et représentent leurs pays, mais le nombre d’athlètes change selon les Jeux d’été ou d’hiver. Chaque année lors de la cérémonie d’ouverture des JO d’été on voit aux alentours de 11 000 athlètes. C’est sans oublier les spectateurs venant de tous les coins du monde afin d’assister à cet événement. On compte entre 3 milliards et 3.9 milliards de spectateurs qui viennent supporter leur pays dans différents sports depuis 2004.
Le nombre de pays qui y participent a fortement évolué depuis 1920. Cette année-là, les jeux se déroulant en Belgique, de nombreux pays n’ont pas été invités à cause de la Première Guerre mondiale : les ennemis de la Belgique tels que l’Allemagne ou encore l’Autriche. Ainsi seuls 29 pays ont eu la chance de pouvoir y participer.
De plus, en 1968 on passe de 109 pays participants à 115 en 1972. C’est de même pour le nombre d’athlètes qui est en hausse : 7 886 aux Jeux de Mexico qui s’élève à 8 547 quatre ans plus tard. (voir Annexe II)
A côté de cela, les Jeux de Mexico 1968 ont également marqué les esprits avec des athlètes africains qui avaient levé leur poing sur le podium : Tommie Smith et John Carlos afin de dénoncer le racisme subi par les noirs américains.
Enfin, les nombreux boycotts dans les années 1900 ont conduit à une réduction du nombre de participants. C’était le cas des pays africains (22 nations africaines), qui ont boycottées les Jeux de Montréal 1976, contestant la présence de la Nouvelle-Zélande aux jeux, qui avait envoyée son équipe de rugby en Afrique du Sud, ce dernier étant exclu des jeux pour sa politique de ségrégation raciale. Le boycott était un moyen de se protester contre le régime de l’Apartheid (système d’oppression et de domination d’un groupe racial sur un autre, discrimination raciale mise en place par le gouvernement blanc). Le nombre d’athlètes avait alors connu une baisse considérable avec 6 084 participants pour 92 nations présentes.
B. La diffusion médiatique
Les cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques sont diffusées en direct par de nombreux pays. Cette retransmission télévisée date seulement de 1936, lors des Jeux Olympiques de Berlin. Le nombre de spectateurs a alors considérablement augmenté.
En 1948, BBC TV a pour la première fois diffusé en direct les Jeux. La retransmission avait lieu sur 130 kilomètres depuis la ville de Londres.
Graphique représentant l’audience globale des Jeux Olympiques d’été de 1960 à 2012
Le graphique ci-dessus nous montre bien que le nombre de téléspectateurs a augmenté à partir de 1984 passant de 2,5 milliards à 4,7 milliards de personnes en 2012.
Cette diffusion permet à de nombreuses personnes n’ayant pas les moyens ou la possibilité de se rendre dans le pays hôte, de pouvoir admirer ce fabuleux spectacle. La rediffusion, avec tout le montage donnent l’impression aux téléspectateurs d’être dans le stade. Les gros plans permettent d’avoir de nombreux détails que ce soit sur les costumes ou encore les symboles, ce qui est peut être plus adapté car le public présent en réalité ne pourra pas voir tous ces détails.
De plus, la diffusion de cette cérémonie permet également de mettre en avant la culture du pays hôte (à travers le programme artistique : musique, danse…) et du point de vue économique et touristique, attirer un maximum de monde.
Enfin, la médiatisation notamment des divers sports, permet de rendre ses derniers populaires. Cela explique donc cette forte augmentation, avec les Jeux Olympiques qui deviennent connus de plus en plus avec le nombre des pays participants qui est en hausse.
L’arrivée de la télévision a poussé les pays hôtes à travailler davantage leurs spectacles afin d’éblouir le monde entier et de donner une très bonne image au public : le metteur en scène appelé pour chaque programme joue ainsi un rôle très important.
Les diffuseurs principaux aujourd’hui sont les suivants : pour la France, France télévisions, Eurosport et Canal + ; NBC pour les États Unis, RTS en Suisse et bien d’autres encore !
Enfin, la diffusion sur internet et les réseaux sociaux jouent également un rôle important dans cette diffusion. En effet, les fans de sports, les sportifs, ou encore un public plus global peuvent suivre cette cérémonie (et les jeux) en direct, à travers les stories, et les lives (vidéos en direct). De cette manière, ces derniers peuvent savourer ces moments et profiter tout comme les autres.
CONCLUSION
Ainsi, la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques est bien une vitrine du pays organisateur sur le monde. En effet, dès le début la mise en scène de ce spectacle mondial était importante et attendue par tous. De plus, cette cérémonie a pour but de raconter l’histoire du pays hôte au monde à travers le programme artistique qui est très divers et qui correspond à chaque pays ; et surtout de mettre en valeur le pays, mettre en avant ses atouts. Vers le début, ces cérémonies étaient assez droites, dans la simplicité et avaient un côté militaire. Cela jusqu’à la fin des années 1900, soit en 1988 où spectacles, musiques et danses étaient au premier plan. Cette richesse culturelle est renforcée par la présence d’athlètes et d’artistes reconnus (du pays organisateur). Enfin, la diffusion médiatique, ne peut qu’illuminer le pays hôte, en diffusant en direct les Jeux Olympiques de chaque édition, dans n’importe quel pays, dont la cérémonie d’ouverture qui offre un spectacle grandiose. Enfin, toutes les cérémonies d’ouverture sont uniques, et autant spectaculaires les unes que les autres.
Sources
Sources écrites
Comités d’organisation des Jeux Olympiques (olympics.com)
La représentation des pays organisateurs dans les cérémonies d’ouverture des jeux olympiques d’été (1960-2012) – Paris 1 – Université Panthéon-Sorbonne (cnrs.fr)
Olympic Opening Ceremonies: A History That’s Long And Storied (uproxx.com)
Vidéos
Olympic Opening Ceremonies – A journey through time (youtube.com)
Exemple des Jeux Olympiques de Tokyo 2020
https://www.dailymotion.com/video/x82w8qv
ANNEXE I : Chronologie, Les Jeux Olympiques d’été de 1960 à 2024
Année
Ville
Olympiade
1960
Rome, Italie
XVIIe Olympiade
1964
Tokyo, Japon
XVIIIe Olympiade
1968
Mexico, Mexique
XIXe Olympiade
1972
Munich, RFA
XXe Olympiade
1976
Montréal, Canada
XXIe Olympiade
1980
Moscou, URSS
XXIIe Olympiade
1984
Los Angeles, États-Unis
XXIIIe Olympiade
1988
Séoul, Corée du Sud
XXIVe Olympiade
1992
Barcelone, Espagne
XXVe Olympiade
1996
Atlanta, États-Unis
XXVIe Olympiade
2000
Sydney, Australie
XXVIIe Olympiade
2004
Athènes, Grèce
XXVIIIe Olympiade
2008
Pékin, Chine
XXIXe Olympiade
2012
Londres, Royaume-Uni
XXXe Olympiade
2016
Rio de Janeiro, Brésil
XXXIe Olympiade
2020
Tokyo, Japon
XXXIIe Olympiade
2024
Paris, France
XXXIIIe Olympiade
ANNEXE II : 1960 à 2012, Analyse globale des cérémonies d’ouverture des Jeux Olympiques d’été